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L’éco-conception : un petit pas pour les agences, un grand pas pour la com

Le nouveau monde est là, l’éco-conception des outils sera incontournable dans les prochaines années. Elle fait râler de nombreuses agences qui y voient la diminution de leur chiffre d’affaire. Elle comble les agences investies dans le changement.

Les recommandations de l’UDA

L’UDA (Union des Annonceurs) propose une Charte d’engagements des annonceurs pour une communication depuis 2007, définit comme suit :

 » Pour une empreinte positive de la communication des entreprises au sein de la société, les membres de l’UDA signataires de la Charte s’engagent à mettre en place les actions et processus suivants :
1. Inscrire l’ensemble de leurs prises de paroles externes dans le cadre de leurs codes de communication responsable
2. Inciter les publics auxquels ils s’adressent à des comportements responsables
3. Utiliser avec loyauté les données privées sur leurs clients finaux dans leur démarche marketing et commerciale
4. Engager un process interne permettant de valider les communications avant leur diffusion externe
5. Intégrer l’impact environnemental dans les critères de choix des supports de communication

Il s’agit donc de recommandations de green-marketing, c’est à dire, sur l’incidence écologique des messages de communication eux-mêmes, mais aussi et c’est là que la communication va se transformer par l’éco-conception.

L’éco-conception des outils de communication

L’éco-conception va transformer notre manière d’envisager la production d’outils. Il va falloir résonner en terme de cycle de vie et réfléchir à l’ensemble des phases de fabrication de ces outils : origines des matières premières, lieu de fabrication, modes de transports, modes de diffusion, durée de vie des supports, optimisation de la fin de vie des supports.

Cela va radicalement changer la manière de travailler des agences, qui vont devoir connaître les acteurs sur toutes la chaîne pour pouvoir garantir l’authenticité de leur éco-conception. Ce travail de coordination entre les fournisseurs, les imprimeurs, les agences de communication, les acteurs de l’événementiel, les datas centers va nécessiter une certaine transparence et certainement de nouveaux cahiers des charges avec de nouveaux labels.

  • L’impact de l’éco-conception sur le Print

    Il faudra veiller à l’utilisation d’un papier éco-reponsable (voir notre article sur le sujet) mais aussi sur l’utilisation d’encre végétale (voir notre article sur le sujet ). L’origine des matières premières est fondamentale.

  • L’impact de l’éco-conception sur les motions

    Les tournages écologiques se développent silencieusement mais réellement. La reutilisation de décors, accessoires, la transformation d’outils s’effectuent concrètement.

    Par ailleurs, la crise sanitaire liée au Coronavirus a change radicalement la façon de réaliser des films. Confinement oblige, de nombreux tournages ont été annulé. On a pu remarquer de nombreux films publicitaires sortant durant le confinement utilisant des images issues de banques spécialisées, et amenant donc à une autre façon de créer et de réaliser ces films. Cela limite ainsi le nombre de déplacements et les tournages coûteux.

  • L’impact de l’éco-conception sur le digital 

    De nombreuses agences utilisent le digital dans leur argument de vente comme étant plus vertueux pour l’environnement. C’est faux. Car entre l’énergie utilisée pour stocker les données, celle pour fabriquer les ordinateurs et téléphones, ainsi que les matières premières, celle utilisée pour lire le message, le coût écologique est souvent plus important qu’un fichier imprimé.

    Par exemple, l’ADEME évalue le bilan carbone d’un courriel à 19 grammes de CO2, à multiplier par le nombre de messages. L’agence estime ainsi qu’une entreprise de 100 personnes, dont chacun des salariés envoie en moyenne 33 courriels par jour et en reçoit 58, a une émission de Gaz à Effet de Serre dûe aux courriers électroniques de 13,6 tonnes de CO2 par an (sur la base de 220 jours ouvrés). Autre exemple de l’ADEME : l’impact du temps de lecture à l’écran. Si l’on passe plus de 2 à 3 minutes à lire une page, elle conseille de l’imprimer… en noir-et-blanc recto-verso, ou en réutilisant du papier… Il existe pourtant des outils pour être plus responsable sur le digital. Par exemple, un codage de site propre et un parcours UX/UI optimisé permettent de consommer moins d’énergie. Par contre, même si l’offre de moteurs de recherche « responsables » se développent, ces derniers ne sont pas plus écologiques en réalité mais ils ont le mérite de compenser leur impact sur l’environnement en investissant dans la plantation d’arbres par exemple.

     

     

     

     

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