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Rapport intégré : où en est-on ?

Depuis environ 6 ans, l’expression « Rapport intégré » est apparue dans toutes les communications des groupes du CAC 40 et du SBF 120. Les entreprises sont en effet de plus en plus nombreuses à publier en plus de leurs résultats (via le classique rapport annuel ou rapport institutionnel) un rapport de responsabilité d’entreprise. En effet, sur Paris, nous constatons en 2020 une augmentation de 18% du nombre de rapports intégrés publiés par rapport à 2019.

Qu’est-ce qu’un rapport intégré

Contrairement au rapport institutionnel ou rapport annuel qui présente les chiffres clé d’une entreprise et sa stratégie sur une année passée, le rapport intégré présente lui aussi la stratégie de l’entreprise mais en plus ses actions et impacts sur l’environnement et la société. Il s’agit d’un document synthétique, prospectif et stratégique. Il s’adresse à l’ensemble des parties prenantes: investisseurs, salariés, clients, ONG, institutions et partenaires de l’entreprise.

Quels sont les objectifs du rapport intégré ?

Le rapport intégré a les objectifs suivants :

  • montrer comment l’entreprise crée de la valeur à court, moyen et long terme.
  • donner une vision globale et synthétique du business modèle, de la stratégie, de l’organisation, de la gouvernance ainsi que d’autres indicateurs.
  • Analyser les performances financières et extra-financières. De plus en plus d’entreprises prennent l’initiative de publier un rapport intégré. Ce phénomène prend en effet de l’ampleur sur la place de Paris et on constate en 2020 une augmentation de 18% du nombre de rapports intégrés publiés par rapport à 2019.

L’intérêt collectif du rapport intégré

La Loi Pacte définie par Bruno Le Maire a profondément modifié la definition de l’entreprise des articles 1833 et 1835 du Code Civil disposant désormais que les entreprises doivent désormais «doter d’une raison d’être non réductible au profit», à «intégrer dans leurs décisions les conséquences que fait peser leur activité sur l’environnement et la société», à devenir des «objets d’intérêts collectifs» alors qu’elles n’avaient juridiquement autrefois qu’une vocation financière. Cette transformation se traduit dans les rapports intégrés qui ont transformé les rapports d’activités, annonçant les résultats et succès de l’année écoulée, en rapport de responsabilité de l’entreprise incluant le développement durable. Un vrai cap pour les entreprises.

Le rapport intégré : une vision long terme

Avec le rapport intégré, les données économiques, sociales et environnementales de l’entreprise se mêlent entre elles. Ces chiffres deviennent l’assurance de la durabilité de l’entreprise et invite ces dernières à livrer leur appréhension sur les mutations transformant leur secteur, à écouter et valoriser les parties prenantes (collaborateurs, associés, actionnaires), à tenir compte des générations futures mais également des territoires et membres de la société civile. On y voit là toute la pertinence de leur business modèle, l’efficacité de leur stratégie et l’impact de leurs actions et cela pas seulement sur une année écoulée…

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